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    Sommaire

    Plusieurs visages, différents usages

    Lentement diffusées dans l’atmosphère de la pièce, délicatement ajoutées à une huile de massage, ajoutées aux mets cuisinés : les huiles essentielles s’utilisent de plusieurs façons.

    • En diffusion
    Dans une pièce, un diffuseur d’huiles essentielles propage les molécules aromatiques. Attention à n’utiliser que ceux qui diffusent les huiles essentielles à froid (la chaleur les altère), donc surtout pas de brûle-parfum ! Elles parfument l’espace, assainissent l’atmosphère, détendent ses occupants éloignent les insectes. On n’utilise jamais le diffuseur en continu, mais on privilégie plutôt des plages de 15 minutes plusieurs fois dans la journée, sous peine de saturation de l’air et d’irritations. La plupart des huiles essentielles sont compatibles avec la diffusion, mais certaines, irritantes pour les muqueuses ou neurotoxiques, sont à prohiber. Notamment les huiles à phénols du genre sarriette, thym à thymol, origan, girofle, cannelle…

    • Par voie cutanée
    Pour Danièle Festy, c’est la voie royale. Quelques gouttes d’huiles essentielles sur la peau (toujours mélangées à une huile végétale) soulagent rapidement et efficacement et agissent de façon prolongée. Vous avez des doutes ? Mettez deux gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée sous vos pieds et constatez rapidement l’effet kiss cool : votre haleine a un goût mentholé pendant près de deux heures. La plupart des naturopathes conseillent de les mélanger avec des huiles végétales pures pour ne pas brûler la peau et d’en mettre de préférence au niveau de l’intérieur du poignet (bien irrigué) ou du pli du coude. Attention toutefois aux huiles essentielles photosensibilisantes (angélique, citron, bergamote, mandarine, orange, pamplemousse, verveine…) : si vous vous exposez au soleil après vous en être enduit, vous risquez de voir apparaître des taches brunes sur la peau.

    • En inhalation
    Quelques gouttes d’huiles essentielles dans une casserole d’eau bouillante, une serviette ou un torchon sur la tête pour s’enfermer le visage et vous voilà prêt à vous offrir une des inhalations les plus efficaces.
    On y aura recours pour soigner les troubles ORL (rhumes, sinusites, bronchites) et les troubles nerveux. On peut également pratiquer l’inhalation sèche en aspergeant un mouchoir de quelques gouttes d’huiles essentielles et en le respirant à fond plusieurs fois dans la journée.

    • Par voie orale
    Pour choisir cette voie, mieux vaut avoir consulté un professionnel pour ne pas faire de bêtises et opter pour le bon dosage. Mais si vous y tenez vraiment, ne dépassez jamais les 2 gouttes par prise et diluez vos huiles essentielles dans une cuillérée de miel, dans un peu d’huile végétale ou faites-vous préparer par votre pharmacien des gélules avec le mélange adapté.

    • Dans le bain
    Diluez impérativement une dizaine de gouttes d’huile essentielle dans un verre de lait, ou un dispersant. Les huiles essentielles ne se mélangeant pas à l’eau, elles forment une nappe qui peut brûler la peau.

    La qualité avant tout
    Pour s’assurer de la qualité de l’huile essentielle, le premier réflexe est de vérifier qu’elle provient de l’agriculture biologique (ou alors de cueillette sauvage). Sinon, elle peut devenir un concentré de pesticides ! Il faut aussi faire attention aux huiles essentielles à bas prix et aux « essences » vendues sur les marchés car elles peuvent être frelatées. On doit donc s’assurer que l’huile essentielle est pure, c’est-à-dire non mélangée à d’autres huiles essentielles (c’est souvent le cas des huiles chères comme la rose), naturelle (c’est-à-dire sans adjonction d’huile minérale et obtenue sans solvant), totale (c’est-à-dire contenant la totalité des principes aromatiques) mais aussi non décolorée, non rectifiée, non péroxydée (non altérée par oxydation) et non déterpénée (ayant conservé ses hydrocarbures).

    Comment obtient-on une huile essentielle ?
    En voilà une bonne question. En pressant sur les feuilles ?
    Il existe deux méthodes d’extraction possibles : la distillation à la vapeur d’eau et l’expression mécanique à froid.
    Dans le premier cas, les plantes sont placées dans un alambic traversé par de la vapeur. Les molécules sont entraînées par le brouillard et les huiles sont recueillies, après condensation, à la surface de l’eau (elle-même devenue eau florale ou hydrolat). La seconde ressemble fortement aux pressions que l’on exerçait enfant sur les épluchures de mandarine pour éclabousser nos voisins mais sous une forme plus sophistiquée et ne convient qu’aux essences d’agrumes. Et pourquoi les huiles sont-elles parfois chères ?
    Rappelons-nous que, pour obtenir 1 litre d’huile essentielle, il faut 35 kilos de matière première en moyenne
    (voire une tonne pour certaines plantes comme la rose ou la mélisse).

     Comment bien choisir une huile essentielle ?
    Sur chaque flacon, il est important de retrouver :
    1/ le genre (ex : lavande),
    2/ l’espèce (ex : officinale) et la partie de la plante utilisée (ex : feuilles, fleurs, zestes),
    3/ le composant chimique dont l’activité est la plus significative (ex : linalol).

    « La composition chimique des huiles essentielles n’est pas constante, explique Fabienne Millet, diplômée en aromathérapie-phytothérapie et conseillère chez Florame. L’ensoleillement, la nature du sol, la période de récolte, l’origine géographique, le climat en sont responsables. Cette variation des constituants au sein d’une même espèce entraîne l’obtention d’huiles essentielles différentes, avec des réponses thérapeutiques spécifiques. » Aussi, pour faire la différence entre deux huiles, il est important qu’elles soient chémotypées (c’est-à-dire que l’on ait pointé le composant le plus actif). L’huile essentielle de thym commun compte au moins 7 chémotypes différents : à thymol, à thuyanol, à paracymène…


    Bien être au naturel