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- Vivre et se soigner avec les plantes
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- Le bio, la réponse santé
- Des plantes à boire et à croquer
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- Les massages, une histoire de corps
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- Quelles pratiques pour qui ?
Une cosmétique bio à deux vitesses
La cosmétique bio connaît un énorme succès dans lequel s’engouffrent de nouvelles marques. Il y en a pour tous les goûts et tous les porte-monnaie. Mais peut-on vraiment faire une crème bio de qualité, même labellisée, en bradant les prix ? Pas sûr. L’astuce numéro 1 des formulateurs : remplacer les hydrolats par de l’eau du robinet. Et comme l’Aqua (telle est sa dénomination INCI) peut composer jusqu’à 70 % d’une crème, c’est un procédé fort rentable.
Autre polémique qui enfle et confirme l’installation d’un marché de la cosmétique bio à deux vitesses : celle des huiles estérifiées. Elles sont obtenues à partir d’huiles végétales naturelles, que l’on transforme par un procédé chimique, pour leur donner de nouvelles propriétés. Si la cosmétique bio les adopte de plus en plus, c’est qu’elles permettent aux crèmes de s’étaler plus facilement sur la peau. Le hic ? « Du fait de leur composition, les huiles estérifiées sont considérablement plus pauvres que les véritables huiles végétales » écrit Rita Stiens. Les crèmes s’étalent mieux donc, mais ne nous offrent plus toute la richesse du végétal. En ayant recours aux huiles estérifiées, les fabricants choisissent la voie de la facilité, et s’exemptent de chercher des formules avec un mélange d’huiles qui pénètrent bien la peau.
Le label allemand BDIH entérine d’ailleurs les limites du procédé puisque son cahier des charges restreint l’emploi des huiles estérifiées à 50 % de la phase huileuse. Dommage que le label français d’Ecocert n’en fasse pas autant : aucune limite n’est prévue pour l’instant. D’ici là, surveillez les emballages. Les huiles estérifiées y apparaissent par exemple sous les appellations INCI suivantes : Caprylic Capric Triglyceride, Coco Caprylate Caprate, Oleyl Erucate, Oleyl Linoleate, Decyl Oleate, Dicaprylyl Ether, Octyldodecanol.
Démaquillage à la base de tout
S’hydrater tous les jours la peau, c’est bien. Mais la laver avec soin et douceur c’est encore mieux. C’est pourquoi, tous les pro nous encouragent à accomplir le rituel du démaquillage avant dodo. Même si vous n’avez pas une trace de fard sur les joues. Ça commence par l’application d’un lait ou d’une huile démaquillante du bout des doigts, en petits massages circulaires, sans oublier le buste et le cou. On rince et on termine par un pschitt de lotion (ou d’hydrolat) pour enlever les dernières impuretés.
Vous trouvez ça trop compliqué ? Alors voilà le truc des paresseuses, verser dans un flacon 50 % d’hydrolat et 50 % d’une huile végétale de votre choix (amande douce par exemple). Secouez, vaporisez, nettoyez avec un coton (bio ou mieux, une lingette réutilisable). Allez, au lit !Les parfums biologiques
M’asperger tous les jours de muscs synthétiques soupçonnés d’être des perturbateurs hormonaux ? Non merci. Moi, je préfère le 100 % naturel, la richesse des émotions qu’apportent les huiles essentielles, même si la palette des odeurs naturelles (environ 400) ne peut rivaliser avec celle de l’industrie (autour de 3 000). L’offre est pour l’instant restreinte, mais elle s’agrandit. On trouve des parfums labellisés bio chez Patyka (www.patyka.fr), chez l’Artisan Parfumeur (www.artisanparfumeur.com), chez Senke (www.senke.com) ou Shantara (www.parfumshantara.com). Et des eaux de toilette chez Florame (www.florame.fr) ou Cattier (www.laboratoirecattier.com). Et pour éviter tout problème de réaction sur ma peau, je les vaporise sur mes vêtements.Suivez les labels
• AB : Le label alimentaire s’applique aussi aux huiles essentielles.
• Ecocert : Le principal organisme français de certification du bio a créé un cahier des charges pour la cosmétique : du naturel au moins à 95 % et du bio à 10 % minimum. Pourquoi un pourcentage si faible ? Car l’eau, principal ingrédient de beaucoup de cosmétiques, ne peut être certifiée bio. Enfin, 95 % des végétaux doivent être bio.
• Cosmébio : Ce logo délivré par une association de fabricants garantit qu’un produit est passé dans les mains d’un certificateur comme Ecocert. Il existe deux catégories :
- Cosmétique écologique et biologique : 10 % des ingrédients doivent être bio et 95 % des ingrédients végétaux.
- Cosmétique écologique, moins exigeant : 5 % seulement des ingrédients doivent être bio et 50 % des ingrédients végétaux.
• Nature et Progrès : Cette association militante de la biodynamie délivre son propre label : aucun produit de synthèse, pas de substance animale (sauf les produits de la ruche et les œufs).
• BDIH : Ce label allemand garantit un maximum de naturel, sans pour autant exiger des ingrédients bio.
